Commentaires sur le questionnaire (classe de seconde 9)
Constats et réactions des élèves au vu des résultats français du questionnaire COMENIUS.
Les élèves de la classe « seconde 9 » ont travaillé sur les statistiques tirés du questionnaire COMENIUS. Ils ont travaillé en groupes. Voici en résumé les résultats de leurs travaux.
Groupe transports :
- Il y a trop peu de pistes cyclables, il faudrait en créer un peu partout dans la vile. Problème : certains quartiers présentent un dénivelé important, certaines routes sont trop étroites -> pas de place pour les pistes cyclables
- Sur le réseau des transports, les avis sont partagés : en effet, certains axes sont très bien desservis (métro, bus, tram), d’autres pas bien du tout (pas de métro, peu de bus…). De plus, les bus devraient être plus fréquents et plus ponctuels, et il devrait y avoir aussi des transports tard le soir et la nuit.. Le réseau du métro est encore trop limité pour une grande ville comme Marseille (seulement deux lignes de métro et de tramway). On devrait aussi baisser le coût des transports en commun pour que plus d’élèves les utilisent.
- Il y a autant d’élèves qui viennent à l’école en voiture/moto/scooter, que ceux qui utilisent les transports en commun et ¼ des élèves seulement viennent à pied. (presque pas de vélos). Il faudrait sensibiliser les élèves à utiliser plus les transports peu ou non polluants (bus, vélo, à pied…), surtout pour les courts trajets. Beaucoup d’élèves n’utilisent pas les pistes cyclables ou ne se déplacent pas à vélo. Beaucoup de parents considèrent en plus que la pratique du vélo à Marseille est dangereux.
Groupe déchets :
- 58% des élèves trient leurs déchets. Dans leur quartier, il existe le tri sélectif avec différentes bennes ramassées régulièrement par les services de la ville. Il faudrait changer les mentalités en expliquant aux enfants dès le plus jeune âge l’importance du tri sélectif. Il faudrait également plus de campagnes de mobilisation et faciliter le tri aux personnes les plus réticents.
- Il y a 70% des élèves qui recyclent les piles et batteries. Ils connaissent les effets dévastateurs de ces déchets dans la nature. Il existe aussi beaucoup de points collecte pour les piles (supermarchés, petits commerces etc.). Beaucoup d’élèves sont prêts à mettre un peu plus d’argent dans les piles rechargeables pour éviter de trop polluer.
- Le compostage est relativement peu répandu à Marseille. Très peu de gens compostent les déchets organiques, et beaucoup de ménages n’en ont pas la possibilité (faute de jardin ou de « benne verte »).
Marseille est en retard, par exemple par rapport à l’Allemagne où le recyclage est une habitude citoyenne.
Groupe eau :
- Concernant l’économie d’eau, les Marseillais semblent assez sensible au problème : généralement, ils évitent de gaspiller l’eau, ne la laissent pas couler pour rien, préfèrent les douches au bain etc.
- Un peu plus de la moitié des ménages semble être équipée de chasses d’eau « à régulation de débit ». Relativement peu de gens utilisent l’eau de pluie pour l’arrosage des plantes extérieures. Les systèmes de récupération des eaux de pluie sont peu répandus à Marseille, en plus, il ne pleut pas très régulièrement (statistiquement, il pleut beaucoup en janvier, avril, septembre, octobre et novembre et presque pas en juin et juillet).
- Le lavage automatique des voitures semble très répandu (65% des gens), en raison peut être du faible nombre de maisons individuelles (possibilité d’avoir un tuyau d’arrosage) dans notre quartier. Pour la même raison, les français balayent leur terrasse ou balcon à Marseille.
En général, l’eau paraît être une ressource que beaucoup de gens ici respectent et économisent. Le climat relativement sec de Marseille est peut être une raison pour laquelle les gens sont assez sensibles à l’économie d’eau.
Groupe chauffage :
- Environ 62% des personnes interrogées baissent le chauffage en cas d’absence. Mais beaucoup n’ont pas de thermostat d’ambiance qui permettrait de réguler la température en fonction du besoin : température extérieure, absence ou présence dans la journée, température plus basse la nuit. Il faudrait équiper plus de foyers de thermostats régulateurs, diminuer la température dans les pièces inoccupées et pendant la nuit par exemple.
- Les gens n’ouvrent généralement pas leur fenêtre lorsque le chauffage marche. Ou seulement pendant un court moment. Beaucoup de Marseillais seraient prêts à baisser le chauffage légèrement pour moins polluer. Il n’y a pas beaucoup de campagnes en ce sens.
- Presque 30% des ménages des élèves interrogés ont la climatisation à la maison. Après la canicule de l’été 2003 et en raison des très fortes chaleurs que nous connaissons chaque été, beaucoup de ménages se sont équipé ces dernières années de climatisations individuelles pourtant très consommatrices d’énergie. Il faudrait prévoir une isolation plus performante lors de la construction des maisons et bâtiments et opter pour des protections naturelles (exposition, arbres etc.). Peut être en raison du fort ensoleillement, beaucoup de gens utilisent déjà des protections telles que le double vitrage, des stores ou de volets qui protègent autant du froid l’hiver que de la chaleur l’été.
Groupe lumière :
- Pour beaucoup de gens, ce n’est pas encore un réflexe d’éteindre la lumière en quittant une pièce. Peut être un détecteur de mouvement pourrait remédier à ce problème : il n’y aurait de la lumière qu’en présence d’une personne.
- 62% des personnes interrogées utilisant des ampoules à basse consommation. Celles-ci restent encore très chères. En France, depuis 2009 (et jusqu’en 2016), les ampoules « classiques » à incandescence disparaissent peu à peu du marché (déjà, les 100W n’existent plus). Ainsi, les consommateurs sont obligés à opter pour des ampoules plus écologiques malgré leur coût.
- Pour ce qui est de la lumière naturelle, la plupart des gens se servent de la lumière du jour. Néanmoins, dans les nouvelles constructions, on pourrait penser à tirer plus de bénéfice de la lumière naturelle (fenêtres, puis de lumière…). Mais à Marseille, vu le fort ensoleillement, les gens ont plutôt tendance à se protéger de la lumière et de la chaleur (voir groupe chauffage, question sur la climatisation).





